la fronde anti-éoliennes ne faiblit pas--l’énergie éolienne ce n’est que du vent

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LETTRE D'INFORMATION :  29 mai 2018

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Charente-Maritime : pour eux, l’énergie éolienne ce n’est que du vent

A La Une La Rochelle
Publié le 28/05/2018 à 9h23 par Luc Bourrianne.



Michel Broncard (vice-président de la Fédération environnement durable), à la tête du cortège samedi sur le Vieux Port de La Rochelle.
Jean-Christophe Sounalet
350 personnes ont défilé samedi à La Rochelle. Ils s’opposent au déploiement d’éoliennes mais se disent favorables aux énergies renouvelables.

Alors, vive le nucléaire et le pétrole !" Les mots éructés par ce passant hostile au cortège rochelais qu’il croisait, samedi matin sur le Vieux Port, résume le dilemme des anti-éoliens. En s’opposant aux éoliennes, ils passent pour des anti-énergies renouvelables.

Jean-Louis Butré (président national de la Fédération environnement durable – FED) s’en défend d’emblée depuis le pied de la tour de la Chaîne, point de départ de la manifestation rochelaise :

"Nous ne sommes pas hostiles aux énergies renouvelables. Mais l’éolien est une énergie stupide car intermittente, à faible rentabilité et qui massacre nos territoires."

Pour celui dont la fédération qu’il préside réunit 1 350 associations dans toute la France, il s’agit d’empêcher le gouvernement de faire "une erreur historique" en encourageant le déploiement des éoliennes. "De 8 000 actuellement, ils en veulent 25 000 en 2025 !"

Alors que le cortège avance sur le cours des Dames, Michel Broncard (vice-président FED et administrateur de Stop éolien 17) s’époumone : "Non aux affairistes de l’éolien en Charente-Maritime !", "M. Macron, la Charente-Maritime n’est pas à vendre !" Entre deux slogans lancés dans son mégaphone, le retraité retrouve son calme souriant pour confirmer le dilemme de la cause qu’il épouse :La rédaction vous conseilleGironde et Charente-Maritime : des éoliennes dans les marais, ce n’est pas du vent

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"En effet, on tente de nous faire croire que l’éolien est un enjeu écologique. Or, ce n’est surtout pas une affaire d’écologie mais une question d’argent."

Ce samedi matin, ils ne sont que 350 à être venus de toute la Charente-Maritime pour s’opposer au déploiement – qu’ils assurent massif – d’éoliennes dans le département. Bertrand Vincent (vice-président du collectif Stop éolien 17) estime qu’actuellement, "il y a 80 éoliennes actives en Aunis et en Vals de Saintonge et que 250 sont en instruction dans tout le département. Le problème va s’étendre aux Pays de la Saintonge romane, de la Haute-Saintonge et du Royannais. Sans compter le projet d’éolien offshore au large de l’île d’Oléron…"

"Des décisions opaques"

Dans le cortège qui quitte maintenant le Vieux Port direction la préfecture, les griefs sont redondants mais argumentés. Dominique Bruchet (président d’Épargnes mon village et de Stop éolien 17) pointe "l’opacité des décisions politiques. À Épargnes, c’est confus. Nous n’avons pas d’information relative à la hauteur ou à la puissance des éoliennes en projet." À ses côtés, Stéphane Loth (le maire de Talmont-sur-Gironde) cible un triple écueil en tant que membre actif de l’association des maires ruraux :

"Quid du coût du démantèlement futur des éoliennes pour les collectivités ? De plus, les éoliennes représentent une menace pour le patrimoine rural. Enfin, le prix de l’immobilier des zones concernées par l’implantation d’éoliennes risque de chuter."

Beaucoup plus discrète puisqu’elle ne s’est pas fait connaître des organisateurs, l’élue régionale du Front national (Séverine Werbrouck) est également là. Mais c’est "en Oléronnaise et à titre personnel" qu’elle s’attaque au projet d’éolien offshore dont elle doute des créations d’emplois induites : "C’est du pipeau !"

Outre les nuisances liées au bruit, aux infrasons ou à la pollution visuelle qu’il évoque aussi, Bertrand Vincent insiste sur la philosophie générale qui guide, selon lui, les anti-éoliens.

"L’éolien étant une énergie intermittente et nos réseaux électriques ayant besoin de stabilité, le recours à l’éolien nécessite de facto des centrales thermiques ou nucléaires en capacité de compenser les aléas du vent. En défendant l’éolien, on favorise le recours au nucléaire. C’est d’ailleurs pour ça que les poids lourds de l’énergie voient d’un bon œil le recours aux éoliennes."

 

Cordialement

Jean-Louis Butré
Président

Fédération Environnement Durable

http://environnementdurable.net

contact@environnementdurable.net
tel 06 80 99 38 08

 

En France, la fronde anti-éoliennes ne faiblit pas

Le gouvernement veut limiter les recours juridiques qui bloquent de nombreux projets terrestres et offshore. Aujourd’hui, 70 % des autorisations délivrées sont contestées.

LE MONDE |  • Mis à jour le  |Par Rémi Barroux (La Rochelle (Charente-Maritime), envoyé spécial)

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Manifestation contre les éoliennes, à La Rochelle, le 26 mai 2018.

 

« Non à l’invasion par des éoliennes inefficaces »« Ne touchez pas à l’estuaire[de la Gironde] »« Défendons notre patrimoine rural contre les affairistes éoliens », les banderoles agitées sur le port de La Rochelle, samedi 26 mai, ne font pas dans le détail. Les slogans, « promoteurs imposteurs », exigent aussi la « démission » de Sébastien Lecornu, le secrétaire d’Etat auprès du ministre de la transition écologique et solidaire.

Ici, comme dans de nombreuses régions, l’opposition aux éoliennes est virulente et se traduit en particulier par une bataille juridique dès qu’un projet est annoncé. Les associations locales sont soutenues la plupart du temps par la Fédération environnement durable (FED), créée en 2007, qui annonce clairement sur la page d’accueil de son site : « Non à l’éolien en France. »

« Nous conseillons les associations locales avec une assistance juridique, car notre seul moyen, c’est le harcèlement », dit Jean-Louis Bultré, président de la FED

« Il y a 7 000 éoliennes en France et on veut en mettre 20 000, truffer le littoral d’éolien offshore », s’indigne le président de la FED, Jean-Louis Bultré, qui soutient le nucléaire pour sortir des énergies fossiles. « Nous conseillons les associations locales avec une assistance juridique car notre seul moyen, c’est le harcèlement : le temps joue contre l’industriel, il a emprunté de l’argent et plus cela traîne, plus il en perd », explique-t-il.

Cette stratégie conduit le moindre projet à devoir patienter de sept à neuf ans là où, en Allemagne, il aboutit en trois ou quatre. « La fédération de M. Bultré ne cache pas ses objectifs, bloquer ou retarder tous les projets, ils sont bien organisés, analyse Jean-Louis Bal, président du Syndicat des énergies renouvelables. On y trouve aussi bien les Vieilles Maisons françaises que les pêcheurs qui peuvent...

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