Les vendeurs d'éoliennes achètent les riverains ...Jura implantation éoliennes méthodes des promoteurs

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Chateau-Guibert, Les Pineaux ,Thorigny NON aux éoliennes

Association "VENT de FURIE" CONTRE L'implantation des éoliennes dans NOS communes

 

 

Des Jurassiens menacent de faire exploser les éoliennes

Bourrignon (JU) | Un village de 290 âmes fait barrage à un parc d’éoliennes prévu par les Services Industriels de Genève. Les promoteurs se heurtent à des opposants tenaces.

 

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© Florian Cella

Patrick Chuard | 11.10.2011 | 23:00
 

«Qu’ils essaient seulement de nous imposer leurs éoliennes et tout va sauter!» menace Dominique Berbier (46 ans). «Si les autorités ne veulent pas nous entendre, on va revenir aux méthodes du Groupe Bélier», ajoute Jean-François Schaffner (58 ans). Mais pourquoi tant de haine à Bourrignon, cette verdoyante bourgade sur les hauts de Delémont?

L’assemblée communale a dit non la semaine passée à un projet de 14 éoliennes dans le village. Un rejet net: 93 voix contre 36. Or, la Municipalité de Delémont, cheville ouvrière du projet, refuse de laisser tomber. Comme le parc est prévu dans la révision du plan directeur cantonal, les hélices pourraient théoriquement être imposées à la population. La balle est dans le camp du Conseil d’Etat. «Mais ce serait un déni de démocratie», prévient Jean-François Schaffner.

Ce vote constitue un sale coup pour les Services Industriels de Genève (SIG). Bourrignon est l’un de leurs grands projets. 100 millions d’investissement pour 14 rotors. «Nous avons fait tout notre possible pour travailler avec la population, faire les études nécessaires, éliminer les éoliennes qui poseraient problème», regrette Philippe Verburgh, membre de la direction des SIG. Ceux-ci ont tenté d’associer les opposants à un groupe de travail. Certaines éoliennes ont été supprimées suite aux discussions.

Les SIG ont aussi essayé de rassurer la population via une soirée d’information. Rien n’y a fait. «A la soirée, un bon tiers de l’assistance venait d’ailleurs. Des opposants à d’autres sites qui sont venus faire peur aux habitants de Bourrignon», se désole Philippe Verburgh.

La mauvaise réputation des installations du Peuchapatte et de Saint-Brais, où une poignée d’habitants ont déclaré une guerre totale aux «dames de fer», ont pesé. Alain Tobler, opposant farouche à Bourrignon, ne le nie pas. «Au départ, on était fier du projet, assure l’enseignant. Ensuite, on s’est renseigné et on a vu les problèmes de santé que provoquent ces éoliennes, leur peu de rendement énergétique. Et le fait que notre maison va perdre 40% de sa valeur parce que plus personne ne voudra venir ici.» Les arguments des opposants de l’arc jurassien, constitués en plusieurs groupes et très présents sur le Net, ont achevé de le convaincre.

Philippe Verburgh nous emmène sur la crête à l’est du village, là où les éoliennes sont prévues. «On est à plus d’un kilomètre du village: où sont les nuisances?» I-Phone en main, il mesure le bruit: «Les éoliennes seront moins bruyantes que les cloches des vaches dans le lointain. Pas rentable? «Sachez que pour l’équivalent de rendement d’une seule éolienne, il faudrait l’équivalent de sept terrains de football en panneaux solaires», estime Alain Giger, chef de projet éolien des SIG dans le Jura.

Mort et billets de banque

«Il est difficile de se battre avec la raison contre des émotions, déplore Alain Giger. Quand des gens prétendent qu’ils ne peuvent pas dormir la nuit parce que des éoliennes clignotent au loin, que voulez-vous répondre?» Si les SIG ont décidé d’investir 300 millions dans les énergies renouvelables (dont 200 millions en fonds propres dans une douzaine de parcs éoliens) c’est pour le bien commun, «dans le respect des personnes» et en les dédommageant.

Justement, l’argent versé aux propriétaires concernés aurait également posé problème à Bourrignon. «Certaines familles ont touché de l’argent, et c’était un sujet tabou avant le vote», explique Sandrine Koller. Artiste, elle a peint une dizaine de toiles qui ont été accrochées quelque temps dans le village. Elles représentent la mort avec des éoliennes sanguinolentes et une pluie de billets de banque. «C’était pour provoquer, pour susciter le débat», dit-elle, reconnaissant que les images sont outrancières. De plus, les dédommagements proposés (1500 francs par an pendant les études, puis une participation pouvant atteindre plus de 10 000 francs) n’avaient rien d’astronomique.

Mais l’histoire de Jean-François Schaffner n’a pas arrangé les choses. Ce propriétaire de ferme foraine explique que «le maire de Delémont et le maire de Bourrignon sont venus me proposer de signer une convention, en me donnant 10 000 francs, puis 18 000 francs par année. Une façon d’acheter mon silence. Mais ma conscience m’a dicté d’en parler.» Ceux de Delémont, «ils veulent planter leurs éoliennes chez nous, mais récolter tous les bénéfices», ajoute Dominique Berbier. Les SIG n’ont plus qu’à attendre que le conflit local se calme. Ce qui pourrait prendre du temps.

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